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samedi 16 janvier 2010

Article n°58


Je te préviens d’ores et déjà que cet article sera merdique. Cela fait trop longtemps que je n’ai plus pratiqué la confession sur clavier ; revenir à la spontanéité demandera quelques étirements et exercices de rythme avant de retrouver de l’élasticité dans les phalanges, et du virtuose dans mon inspiration. Car il m’habita, un jour, le virtuose, le talent. Je me rappelle bien de ce 18/20 en rédaction, j’avais huit ans, les fesses posées sur un banc de CE2. Qu’elles étaient alors jolies ces fesses, rondes, fermes et lisses. Il serait intéressant de se demander pourquoi la puberté croit bon d’instaurer de tels cratères celluliteux et de mettre à l’épreuve les coutures de nos culottes en coton. Il serait aussi intéressant de se demander ce qui pousse les vieilles dames à se tartiner les lèvres de gloss rose bonbon. Mais peut-être, mesdemoiselles, ces questions ne trouveront-elles réponse que lorsque nous-mêmes serons ménopausées, fripées, moustachues, et accompagnées d’un caniche de même couleur que notre brushing.

Je tenais à vous faire souligner ce bel effort de début d’année : ne plus commencer systématiquement mes phrases par « je ». Je vous le fait remarquer dans une phrase fait foirer cette résolution. Certes, mais c’est décidé : 2010 ne sera pas l’année de l’égocentrisme et de l’apitoiement sur moi-même. Sauf si mon caractère reprend ses droits sur la gestion du blog.

En attendant, je vous souhaite un bon 2010, un truc de fou, de fou de bonheur. Parce que, dites-vous que ça aurait pu être pire. Actuellement, il y en a qui pourrissent à Haïti, il y en a d’autres qui vont choper les infections des morts d’Haïti, et puis il y en a encore d’autres qui naissent dans la lignée des Sarkozy. Prions pour eux. Amour.

mercredi 8 octobre 2008

OK Go



Tout le monde semble pris de l'envie d'un nouveau départ, et tout le monde déménage dans une sphère bloguesque étrangère. Je ne me sens pas concernée par ce dépaysement virtuel et ce cyber starting-over, mais soit, vous me connaissez bien (et si non, cela ne sera pas long), je suis carrément une accro des phénomènes de mode. Je veux ressembler au commun de ces crétins de mortels et me fondre dans leur masse fétide. La conséquence directe de ces élans grégaires est mon arrivée en (plus ou moins) grande trombe dans l'univers de Blogspot. It is a new day. It is a new life (sic Nina Simone). It is a new blog (sic Sophie B.). Et on verra bien si mes fidèles adeptes me suivront jusqu'ici. La mise en page est minable, je le concède, mais c'est une mise en page à mon image. Alors, prenez du bon temps, les jeunes. Ici ou ailleurs.
Et autant le dire tout de suite : Sophie = am stram gram. Ne vous torturez pas la cervelle. Une seule et unique personne entretient cette litière.