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jeudi 1 octobre 2009

Article n°54 :


Une planète me pousse sur le nez ; un désastre épidermique qui me fera d’ici peu ressembler à une créature à deux têtes. Mes bras ont grossi, les manches de mon t-shirt me boudinent les chairs. C’est évidemment dans ces conditions qu’aujourd’hui, Super Canon de l’amphi a posé les yeux sur moi. Mes amis, l’époque où je ressemblerai à Scarlett Johansson sera grandiose, et surtout elle n’existera jamais. Je finirai, comme le prédisait Bridget Jones sur son propre avenir, seule sur le sol de mon studio, avec pour unique compagnie des bergers allemands qui se délecteront de mes graisses flasques et tenaces. Mais je n’aime pas les chiens. Alors peut-être s’agira-t-il de poissons rouges. Et c’est gore.

samedi 4 avril 2009

Saturday morning. No question ; wake up.


Faisons fi de l’inutile. Débarrassons-nous du superflu. Commençons par le chien de la voisine.

Depuis quelques jours, la voisine du 204 héberge temporairement le cabot _ plus précisément, la cabote _ de ses amis partis en vacances. Une vieille chienne qui, seule dans les 15 m² de nos cages à lapin, ne cesse de chouiner, glapir, se cogner contre la porte avec fracas, gratter le carrelage frénétiquement. Ceci, de 7h du matin à environ minuit, le temps que cette vénérable voisine passe à ce qui est sûrement son travail. En clair, la bête est aussi malheureuse que si ses maîtres légitimes _ que je maudis, et qui passeront je l’espère des vacances aussi froides et pluvieuses que peuvent l’être les semaines d’avril _, que si ses maîtres légitimes donc, l’avaient laissée sans compagnie du tout. Sauf qu’en sus, elle donne à tout le palier des envies profondes de meurtre. Au début je sais, on se dit « Oooh la pauvre Choupinette » (en plus Choupinette, c’est un nom fait exprès pour attrister le chien). Puis, quand les cloisons sont aussi épaisses et isolantes qu’une couche de graisse sur Paris Hilton, et qu’on entend le bestiau comme s’il se trouvait chez vous, on commence doucement à froncer les sourcils, à crisper les mains sur les oreilles en essayant de se concentrer sur le cours d’histologie (… sodomie. Pardonnez cette déformation étudiante.). Et enfin, quand vous vous sentez au bord de lui apporter une saucisse farcie au cyanure, vous migrez simplement à la Bibliothèque Universitaire (pour ceux qui ne déchiffreront pas « BU ») et vous investissez dans des boules quiès.

Ce chien m’enlève donc encore un peu plus de confort ; ajouté à la télé qui grésille, au vélo sur le balcon, aux canalisations qui refoulent, à ceux qui cassent tout dans leur appart quand le conjoint dit un mot de travers, aux récents étudiants qui aiment bien inviter leurs potes « comme des grands », aux crottes de chien (tiens, encore eux) sur le chemin, aux caïds que je me félicite d’éviter depuis six mois, aux miettes de pain sur le bureau, aux moutons de poussière par terre, aux projections d’huile sur la gazinière, à la vaisselle sale dans l’évier (quoi, encore ?), à la poubelle pleine qu’il faut sortir (quoi, déjà ?) ; ce chien est de trop. Et j’en appelle aux manifestants du sommet de l’OTAN : les gars, ce n’est pas à Strasbourg que ça se passe. Pour faire bouger les choses, réunissez-vous à Mérignac, résidence Le Châtelet, pour lapider publiquement le Canidé à l’origine de tous les maux, les injustices et les travers de ce monde. Sauvons l’humanité de ce à quoi il la mène ; au chaos.

mercredi 11 mars 2009

What would you ask if you had just one question.


Il y a des soirs comme ça, où vous avez envie de passer de l’autre côté. De fermer les yeux, et de ne jamais vous réveiller. Quand le cœur est effondré de solitude et qu’un air tragique de piano noie vos idées. Quand l’espoir et le jour clair vous semblent si loin derrière, ou si loin devant, qu’ils demeurent inaccessibles. Quand la traversée du désert devient trop éprouvante, que les forces vous quittent et que vos yeux parcourent le vide à la recherche d’une présence. Il n’y a pas d’aide ici. C’est chacun pour sa peau. Et si ta peau te lâche, tant pis pour ta chair et tes viscères.

JF imparfaite exige JH parfait. Ce n’est pourtant pas compliqué.

dimanche 25 janvier 2009

For what it's worth



Je refais ma valise. La gorge serrée, la boule au ventre. Je refais ma valise pour un retour aux enfers.
La vérité, c'est que ça n'aurait jamais dû s'arrêter. Je n'aurais pas dû revenir aux sources le temps de quelques jours, le temps de m'apercevoir qu'il existe encore une vie et qu'on peut encore être heureux à 18 ans. Mes espoirs se brisent en même temps que je tasse les fringues, les boites Tupperware remplies des plats de maman et les dossiers de cours, et que je boucle mes bagages. Je reprends un voyage qui ne m'enchante guère et qui me blase d'exister à chaque seconde qui passe. Je suinte d'amour pour les gens avec qui j'ai passé la semaine. J'en tremble encore. La séparation me déchire, mais à la gare, je leur épargnerai les hoquets pathétiques et les pleurs hystériques. Je ne suis plus angoissée. Je suis à plat.
Alors, j'y retourne. Pour longtemps. Et j'espère que ce longtemps passera très vite.
Vous me faites vivre.

jeudi 25 décembre 2008

Sans titre


J'ai le coeur lourd, l'estomac réticent, le sommeil difficile, et je pleure comme un bébé. Oh, le gros bébé que je fais.